EIMT et postes à bas salaire : Ce que les employeurs doivent vraiment savoirLMIA and Low-Wage Positions: What Canadian Employers Need to Know in 2025

Au cours de la dernière année, le Canada a considérablement resserré les règles entourant l’embauche de travailleurs étrangers temporaires. Pour plusieurs entreprises, ces changements ont entraîné des délais, des refus et une grande confusion. Pourtant, certaines exceptions demeurent et permettent encore à des employeurs d’embaucher légalement des travailleurs étrangers pour des postes à bas salaire. Voici ce qu’il faut comprendre pour ne pas passer à côté de ces possibilités.


T1. Le gel de traitement : comprendre la mesure

Depuis quelque temps, le gouvernement fédéral a imposé un gel de traitement des demandes d’Évaluation d’impact sur le marché du travail (EIMT) visant les postes à bas salaire, c’est-à-dire ceux dont le taux horaire est inférieur au salaire médian actuellement fixé à 34,62 $ au Québec.

Cette restriction s’applique dans les régions où le taux de chômage atteint ou dépasse 6 %. Concrètement, cela touche la région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal, incluant Laval, une partie de la Montérégie, des Laurentides et de Lanaudière.

À cela s’ajoute un gel provincial propre au Québec, valable jusqu’au 30 novembre 2025, qui continue de bloquer le traitement des EIMT à bas salaire pour les postes situés à Montréal et Laval, même si le taux de chômage venait à redescendre sous les 6 %.

En résumé, toute entreprise située dans ces zones ne peut obtenir d’EIMT pour un poste dont le salaire annuel est inférieur à 72 010 $ (pour 40 h/semaine) — sauf si elle entre dans l’une des exceptions ci-dessous.

2. Les exceptions au gel de traitement

Certaines professions demeurent admissibles à une EIMT, malgré le gel en vigueur. Ce sont principalement celles jugées essentielles à l’économie ou aux services publics :

De plus, les postes temporaires de courte durée (maximum 120 jours) peuvent être autorisés dans deux cas précis :

Les employeurs concernés doivent vérifier leur code SCIAN, tel qu’indiqué sur leurs déclarations fiscales, pour s’assurer de leur admissibilité.

À noter : l’ancienne exception pour les emplois saisonniers a été supprimée.

3. Nouvelle limite du nombre de travailleurs à bas salaire

En plus du gel de traitement, le gouvernement fédéral a réduit la proportion maximale de travailleurs étrangers temporaires autorisés à occuper des postes à bas salaire dans une même entreprise.

Enfin, pour les petits employeurs comptant moins de 10 employés au Canada, le nombre maximal de travailleurs étrangers est limité à un (1) dans les industries à 10 % et à deux (2) dans celles bénéficiant du plafond de 20 %.

4. Bonnes pratiques et stratégies

Même si ces exceptions sont restreintes, il demeure essentiel pour les entreprises québécoises de vérifier si elles peuvent s’en prévaloir.

Rappelons aussi que ces restrictions ne s’appliquent pas :

Enfin, pour les entreprises ayant plusieurs succursales, une relocation temporaire d’un employé vers une région non touchée par le gel ou dont la limite n’est pas atteinte peut constituer une solution stratégique.

5. Conclusion

Le cadre réglementaire entourant l’embauche de travailleurs étrangers évolue rapidement. Pour éviter les erreurs coûteuses et saisir les exceptions disponibles, il est fortement recommandé de consulter un professionnel de l’immigration ou du droit du travail avant de déposer une demande d’EIMT.

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